Cet article n’est plus à jour en ce qui concerne les chiffres des statistiques qui ont nettement diminué. Tant mieux.
Pour ces statistiques, voir l’article qui est ici. Pour le reste, il demeure d’actualité.
« Ce qui était choquant en 2015, lors de la rédaction de cet article, c’est que si l’on mettait en rapport le nombre de condamnations annuelles avec le nombre de militaires en service, on s’apercevait que c’est entre 5 et 7,5% des militaires qui seront condamnés une fois dans leur vie pour une infraction grave. Dans la population générale, c’est environ 1% des gens qui subiront une telle condamnation. Et si l’on exclut la circulation routière et les stupéfiants, c’est 0,3%. Dit autrement, aller à l’armée, c’est vingt fois plus de risques d’être condamné pour un crime ou un délit que dans le civil ».
En 2025 (statistiques de 2023), ce ne sont plus que 244 personnes qui ont été condamnées par la justice militaire (pour des peines allant au casier judiciaire), la moitié d’entre elles pour des insoumissions ("oubli" de se présenter à une période militaire) .
Depuis 2008, c’est une baisse de 75%. Le risque pour un militaire d’être plus condamné une fois dans sa vie qu’un civil passe de 20 fois plus grand à 5 fois plus (hors circulation routière et stupéfiants) ; c’est mieux, mais cela reste beaucoup.
Evitez donc d’en passer par-là et nous restons à disposition.
Dans le journal 94 du GSsA, été 2012, nous dénoncions déjà les conséquences d’une forte criminalisation des militaires. Le Groupe Info-prisons reprend et développe notre réflexion.
A lire sur : http://infoprisons.ch/bulletin_8/justice-militaire-l-armee-criminalise.pdf ou dans le PDF ci-dessous.
Voir aussi les statistiques de la justice militaire.
Une justice créative. Informer pour comprendre le droit sans le subir ou en abuser.